Depuis le premier trimestre 2024, la croissance du PIB national affiche 3,2 %. Un chiffre brut, donné par le ministère de l’Économie, qui laisse peu de place à l’interprétation. Le taux de vaccination contre la COVID-19 dépasse maintenant 78 % chez les adultes, alors que la surveillance de la circulation virale reste renforcée par les autorités sanitaires.Sur tout le territoire, plus de 25 chantiers d’envergure sont sur les rails : axes routiers à rénover, deux centres hospitaliers régionaux à sortir de terre. Les enveloppes budgétaires sont étroitement suivies, dans le respect strict des règles nationales de contrôle des comptes publics.
Panorama de la situation économique et sanitaire : où en est-on aujourd’hui ?
À première vue, l’économie malgache donne l’impression de tenir le cap. Mais au moindre accroc, des fissures profondes réapparaissent. Oui, la progression du PIB au dernier trimestre, la hausse reste modérée, rassure sur le papier. Pourtant, ce répit est fragile. Certains secteurs montrent de la résistance, beaucoup peinent à décoller. Le taux de chômage, toujours calé à Y %, bloque la dynamique sur le terrain et alimente les tensions particulièrement autour d’Antananarivo.
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L’inflation poursuit sa lancée, pourtant. Sur un an, Z % de hausse grignotent le quotidien. Les familles s’ajustent en permanence. Sur les marchés d’Economie magro, un mot domine : les prix. Carburant, charbon, tout y passe, la grogne monte et s’installe dans les têtes. La crise s’infiltre partout, ralentit les achats, fait vaciller la confiance collective.
Du côté de la santé, la pression est constante sur un système hospitalier à bout de souffle. Les lits sont rares, la tension ne faiblit pas. L’avancée de la vaccination, XX % de la population couverte, est saluée au sommet de l’État, mais cette accélération ne touche pas tout le monde. On retrouve encore de la résistance dans différents quartiers : la défiance persiste, les obstacles logistiques se multiplient. Les soignants, eux, restent mobilisés pour toucher davantage de monde.
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Dans les hautes sphères, les décisions sont affichées comme ambitieuses, mais la réalité du terrain resserre vite l’étau. La précarité s’étend, chiffre après chiffre, dessinant le portrait d’une société tantôt confiante, tantôt résignée.

Projets d’infrastructure et mesures de relance : quels impacts concrets pour le quotidien ?
Sur le terrain, la transformation ne passe pas inaperçue. Les projets d’infrastructure avancent : une RN2 à la surface flambant neuve, les routes secondaires en plein changement. Pour beaucoup, cela veut dire déplacements plus rapides, moins coûteux, moins d’incertitudes au lever du jour.
Le plan de relance mobilise plusieurs milliards, irrigue l’économie locale et redonne de l’élan aux collectivités. On constate la différence : des marchés couverts remis à neuf, des réseaux d’eau qui reprennent vie, des centres de soins modernisés jusque dans les zones rurales. Sur le front du BTP, les emplois reprennent, les entreprises locales embauchent, les usines de matériaux tournent à plein. Le secteur du logement bouge aussi : les programmes sociaux émergent, les bâtiments publics reçoivent une nouvelle jeunesse, le crédit s’ouvre à des foyers jusque-là délaissés.
Concrètement, les effets de ces changements sont visibles dans de nombreux domaines :
- Transports : grands travaux et trajets quotidiens raccourcis
- Logement : progression notable des rénovations et constructions, appui aux familles à faibles revenus
- Emploi : postes créés massivement dans le BTP et ses branches annexes
- Entreprises : aides déployées, activité relancée dans bien des secteurs
Les collectivités locales s’approprient la dynamique, en bricolant selon les urgences : un tronçon bitumé ici, un renforcement de réseau là-bas. Cet élan ne masque cependant pas la question de la durée. Pour que ces avancées ne se dissipent pas à la première difficulté, l’avenir devra transformer ces actions immédiates en socle sur lequel miser plus loin.
Reste à savoir, sur ces routes refaites et ces quartiers en chantier, si l’entrain ressenti maintenant survivra au passage du temps, ou si ce nouveau souffle retombera trop tôt, laissant le terrain à ses incertitudes.

